Zone de Texte: Le choix de nos couleurs dépend avant tout de nos objectifs et de notre tempérament, mais il est aussi d'autres considérations très importantes. Pour donner plus de caractère à son travail, l’artiste doit rechercher un maximum d’effets chromatiques. C’est par différentes petites astuces que certains effets peuvent être obtenus, comme nous allons le voir à présent.

















Les contrastes

Pour parfaire les harmonies, il est un facteur qu'il ne faut jamais négliger : c'est celui des contrastes. 

Les contrastes simultanés constituent un moyen qui permet de valoriser au mieux un ton, sa chaleur, sa lumière et sa vivacité.

Une peinture avec une seule couleur est certainement des plus faciles à réalisées, à l’images de certaines peintures dites "contemporaines" ! Si vous estimez qu’une peinture entièrement rouge, bleue, noire ou blanche… soit une "œuvre d’art", je veux bien, mais alors votre sens artistique est bien différent du mien, sans doute bien supérieur car je suis bien incapable de situer la portée de ce type de peinture, si ce n’est que jouer uniquement sur le snobisme, mais je peux me tromper... !

Soyons sérieux, une couleur est généralement associée à une ou plusieurs autres. Il ne fait pas de doute qu’une couleur semble différente selon qu'elle côtoie une ou une autre surface colorée, un peu comme une personne de taille moyenne semblera petite à côté d'un géant et grande à côté d'un nain.

Les caractéristiques d'une couleur ne sont pas fixes, elles se modifient en fonction de chaque environnement coloré que le peintre lui attribue. L'exemple ci-dessous nous fera comprendre l'influence que peut avoir un ton sur un autre. 

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Exemples de contrastes

Il nous et facile de constater que les carrés rouges, bien que de même valeur, apparaissent différemment selon leurs environnements. Le ton paraît plus soutenu dans le noir (A) que dans son complément (vert, en B) et qu’il est affadi dans un environnement blanc (C), bien qu’étant absolument le même rouge dans les trois cas.
Le même constat peut être effectué avec le jaune. Il apparaît plus soutenu en D, un peu moins en F (dans son complément violet) et totalement affadi en E.

Ici, en bleu, le même effet d’optique peut être constaté: plus vif en G, le bleu est affadi en "A". 
En "I", nous trouvons le principe du camaïeu (*), ton dégradé sur ton saturé de la même couleur.

*) le camaïeu est un genre de peinture dans lequel on n'emploie que différents tons d'une même couleur. 







Noir et Blanc

Autre expérience encore plus significative avec ce petit cercle gris sur fond noir et sur fond blanc (même ton de gris dans les deux cas). 





Bandes de couleur

Si on regarde attentivement l'illustration ci-contre, on pourra remarquer que la bande de couleur uniforme, 
située au milieu des zones claires et foncées ne donne pas la même sensation tonale dans ces deux parties.





Principes à retenir

Que faut-il retenir de ce principe lorsque l’on passe à la pratique ? 

Il ne faut surtout pas s’encombrer l’esprit. Dans un premier temps, retenons simplement que:
* Pour obtenir une surface lumineuse et claire: il suffit de l'entourer de valeurs plus sombres,
* Pour "réchauffer" une surface, ou la faire paraître plus chaude, il faut l'entourer de couleurs plus froides, 
* Pour donner de la vivacité aux tons, il faut les entourer de valeurs moins saturées,
* Si nous souhaitons qu'un ton apparaisse dans toute sa particularité, il suffit de le placer à proximité un ton opposé, de couleur complémentaire ou, le cas échéant, d'une nuance qui s'en approche.

Il est important de considérer que l'influence d'un ton sur un autre s'exerce dans les deux sens, chacun influençant la sensation visuelle dégagée par l'autre.

A titre d’expérience, pour prendre conscience du fait qu’une couleur "appelle" toujours sa couleur complémentaire, il suffit de fixer intensément pendant quelques secondes la lumière d'une ampoule électrique à incandescence, par exemple, de couleurs plus ou moins orangée. Ensuite, fermer les yeux en plaçant sa main devant pour obtenir un noir profond. L'empreinte de l’ampoule reste marquée sur la rétine sous forme de ce que l'on appelle un phosphène, mais les couleurs ont changé; l'orangé de l’ampoule est devenu bleu, c'est-à-dire que la projection dans le noir a engendré la complémentaire de la couleur de l’ampoule. 

Une multitude d’expériences de ce type peut être réalisées.

Sélection des peintures 
Comment choisir une peinture ?






























































































































Sélection de 111 couleurs parmi celles préconisées par le fabricant (des changements sont possibles).


Pour ceux qui ne trouveraient pas cette marque dans leur région, ils peuvent se rabattre sur une sélection de la marque Lefranc & Bourgeois relativement stable, même si elle ne présente pas les qualités de la peinture Hold Holland, elle n’en reste pas moins acceptable pour les amateurs. 

Cette sélection se compose de 14 couleurs, la marque ayant cru bon de supprimer des couleurs pourtant des plus stables, le départ de leurs principaux chimistes lui est très préjudiciable… mais il est vrai qu’à présent, elle fournit essentiellement les écoles et autres administrations, donc la sélection ci-dessous n’est à utilisée que pour des travaux d’étude de base :
Blanc de titane
Orangé de mars
Noir de mars
Corail
Rouge vif
Bleu indien
Bleu de cobalt
Bleu azural de manganèse
Jaune souffre
Jaune de mars
Jaune delta
Ton jaune de Naples
Violet d’Egypte
Vert oxyde de chrome

Remarque : au sujet de cette marque, ma sélection diffère de celles que le fabriquant place généralement dans les magasins, d’où la nécessité d’avoir souvent à les commander : elle repose uniquement sur des critères de stabilité et de miscibilité sans aucune considération commerciale (ce qui explique, peut-être, les différences observées avec les couleurs présentées chez les commerçants qui s’en remettent totalement aux représentants commerciaux de la marque). Les motivations d’achat des artistes n’ayant que très peu de rapport avec les objectifs commerciaux, il appartient à chacun, lors de ses achats, de faire respecter ses choix et de refuser fermement des couleurs de « remplacement » au gré des « présentoirs » ou des boites toutes préparées, les couleurs de ces dernières étant généralement de qualité bien inférieure à ce qui est admissible pour réaliser un travail sérieux présentant un minimum de stabilité.

Il convient dès à présent de préciser qu’il est très important de se fixer à un choix offrant le maximum de stabilité, dès les premières toiles réalisées par l’artiste. En effet, chaque couleur de même nom (par exemple, bleu de cobalt, blanc de titane, orangé de Mars, etc.), choisie dans des marques différentes, présente des nuances et des réactions souvent très différentes dans la pratique. L’artiste devant connaître parfaitement les effets que permettent d’obtenir chacune des couleurs de sa palette s’habitue très vite à elles et risque de se trouver très « désorienté » par l’usage d’une autre marque ou d’un autre pigment. C’est pourquoi ce choix est très important et doit être fait dès le début de sa carrière pour ne plus y revenir ensuite. Seule la pratique lui permettra de les maîtriser. Il n’est donc pas conseillé d’utiliser des dizaines de tubes de couleurs différentes dans différentes marques !

C’est aussi cette habitude de travailler avec les mêmes couleurs qui fait  que nous assistons très souvent à des choix déplorables (bleu de Prusse, bleu outremer, cadmium, jaune de chrome, etc.) chez de très nombreux artistes qui ne parviennent pas à s’en départir par la suite. Ce qui est grave, en tel cas, c’est qu’après des dizaines d’années de pratique, ils n’hésiteront pas à conseiller leurs pigments instables ou très difficilement miscibles à des débutants faisant appel à leurs conseils. Ce qui est plus regrettable encore, c’est cette multitude de livres vendus dans le commerce dont les auteurs fondent volontiers leur palette sur des choix très mal effectués (pour qui entend travailler avec sérieux). Mais il n’en est pas moins vrai que ces livres sont rarement écrits par des artistes professionnels possédant un minimum de connaissance en chimie pigmentaire mais par de simples « professeurs » des écoles des « beaux-arts » ignorant tout ou presque des réalités du travail des artistes. Généralement, ces livres (d’auteurs anglais, le plus souvent) comportent de nombreuses erreurs de perspective et les techniques préconisées reposent sur des dessins préalables très préjudiciables à la pureté des pigments et à la spontanéité du travail. En fait, ces livres incitent à un travail très éloigné de celui de l’artiste professionnel, étant beaucoup plus proche de celui réalisé pas les enfants des écoles maternelles !

Si je suis dur avec ce genre de publication, c’est en raison du fait qu’à force de vulgariser des stupidités et autres erreurs, nous assistons de plus en plus à une baisse inquiétante du niveau des expositions, d’où une désaffection certaine et justifiée du public : ce n’est pas en planifiant par la base (tendance regrettable de la mode actuelle) que l’on pourra obtenir des œuvres de qualité et se montrer digne de la confiance du public, voire de l’estime de soi-même !

Il est donc très important pour un artiste, dès le début de sa carrière, de se constituer une palette (choix des couleurs) de très haute qualité, il en sera toujours gagnant par la suite. C’est dans cet esprit que je conçois ce livre, tout en donnant des « astuces » pour réduire les frais de chacun pour réaliser un travail de très haute qualité technique au niveau de la stabilité des couleurs des œuvres terminées : d’où mon système de travailler une première couche (que j’appelle « couche technique ») qui situe la totalité de l’œuvre (sans dessin préalable) à terminer par la superposition de 3 à 15 couches de peinture ultrafines pour laisser transparaître les couches inférieures, (voire 20, pour le travail de transparence maximale), avec de la peinture de très haute qualité (sélection de peinture « Hold Holland » très vivement conseillée à ce niveau : en dépit de son prix, du fait de la grande pureté de ses pigments, c’est encore elle qui est la plus économique à l’usage en raison de sa puissance colorante inégalée par l’ensemble des autres marques, sauf pour certaines couleurs par les peintures belges Bloockx (presque introuvables en France, hélas).

La peinture Lefranc & Bourgeois, constitue un heureux compromis entre les peintures de bas de gamme comme Pébéo, Talens, Daler-Rowney, etc. (à n’utiliser que pour les fonds ou en sous-couches qui seront entièrement recouvertes, donc sans danger pour la conservation de l’œuvre, à condition de bannir totalement les sulfures qui sont franchement trop agressifs pour les autres pigments, même en superposition).

Lors de mes tests de stabilité en milieu ultra pollué (qui serait irrespirable à l’homme) avec de variations permanentes d’hydrométrie et de température sur une durée de 18 mois à deux ans, il apparaît que les rares peintures vraiment stables utilisées seules et en mélange le reste en superposition d’un minimum de 5 couches sur une base instable (peinture à bas prix en raison des charges qui la caractérise). Cette première couche (base technique) ne trouve son intérêt que pour parfaire les premières couches d’enduction et libérer l’artiste des contraintes techniques de la figuration  à bas prix (lois de la perspective, canons du portrait, répartition des couleurs pour l’abstrait, etc.) pour se concentrer essentiellement sur l’aspect qu’il entendra donner à sa toile terminée, notamment par le renforcement des valeurs et l’amélioration des transparences. 

Le niveau atteint selon cette technique est très nettement supérieur à celui d’une travail en une seule couche… même si ce genre de travail revient obligatoirement plus cher, l’artiste professionnel sérieux (ils ne le sont pas tous…) s’y retrouve toujours lors de ses ventes, le public (donc les acheteurs) est toujours très sensible au travail de qualité (l’effet est certain et très visible lors des expositions de groupe où les comparaisons sont faciles à faire). 

Une fois votre sélection de couleurs terminée, il convient de passer à la pratique. Le travail de la peinture (mises en place, mélanges, techniques utilisées, etc.) est tout aussi déterminant pour l’aspect de l’œuvre terminée (sans considération du sujet traité ni du mode d’expression) que le choix des pigments qui n’en reste pas moins indispensable et très strict.


Comment travailler la peinture sur la toile



Le travail de la peinture n’est jamais à négliger. En effet, c’est de lui que dépendra l’aspect final du travail de l’artiste et sa longévité dans le temps (un plus à la stabilité des pigments utilisés).

La grande majorité des artistes travail leur peinture au pinceau, tout simplement. D’autres se servent volontiers du couteau, pour obtenir un travail en épaisseur, le plus souvent. Certains enfin font volontiers usage de leurs doigts pour donner certains effets (travail des dégradés le plus souvent), mais il est également possible de travailler la totalité d’une toile au doigt. Il existe encore d’autres moyens, par pulvérisation (aérographe), ou autres moyen des plus fantaisistes qui s’éloignent de plus en plus d’un travail sérieux (patte de chien ou de chat, corps humain, queue d’un animal, projection de sable, voire d’excréments, etc.). Je ne fais ici que signaler leur existence sans leur accorder d’intérêt.

Le travail, selon la technique « impressionniste-moderne » consiste à écraser les pigments sur la toile par une série de « martelage », ou de « patinage », au couteau pour agglomérer un maximum de pigments à la base et faire remonter l’excès de liant en surface afin de permettre des superpositions de peinture sur de la peinture fraiche sans se mélanger, permettant ainsi un maximum d’effets de transparence, par exemple. La grande difficulté de ce travail consiste en la vitesse d’exécution, indispensable pour éviter des mélanges non souhaités : généralement, 5 à 8 coups de couteau à la seconde donnent le meilleur effet, mais il est possible, après entraînement de parvenir à 10 coups de couteau à le seconde, il ne s’agit pas là de « battre des records, mais simplement d’obtenir les meilleurs résultats, un patinage lent aurait pour résultat une peinture « boueuse », ou des mélanges disgracieux. La surface est alors traitée par une série de glacis… sans aucun aditif !





























Nature des pigments


Chacun peut constater que de nombreux fabricants de peinture abondent volontiers dans l’obscurantisme en matière de composition chimique de leurs produits. Une réglementation bien faiblarde et pas toujours respectée fait en sorte que la composition chimique apparaisse rarement sur les tubes ! Bien entendu, la clarté n’étant pas de règle, c’est souvent sous forme de symbole très discret (en très petits caractères) que nous les retrouvons parfois. D’autre écrivent les noms des principaux pigments en toutes lettres… oubliant volontiers, le cas échéant, l’ajout de charges ou d’autres pigments « en compléments » (parfois incompatibles avec le principal).

J’ai cherché des précisions dans les documentations techniques des fabricants. Beaucoup de publicité… et de mensonges, tous sont les meilleurs ou presque, évidemment. Ils ne sont pas avares de « labels », ces « labels » n’ont cependant rien de significatif en matière de qualité de composition et l’artiste se trouve souvent « démuni » devant ces codes « d’initiés » !

Sur le plan pratique, prenons quelques exemples : Ainsi la marque Daler-Rowney propose des tubes de blancs de titane de 225 cm3 (marque très utilisée en France), la marque Hold Holland fait de même. De toute évidence, vu que les deux tubes porte la même mention « Blanc de Titane », si les fabricants sont sérieux, nous devrions en toute logique avoir à l’intérieur des tubes des produits semblables. En ouvrant les tubes, nous constatons immédiatement que le blanc de titane de chez Hold Holland est très nettement plus blanc que celui de son concurrent anglais. Le tube anglais est bien présenté, entièrement en blanc, mais que cache cette luxueuse présentation ? A la pesé, le tube Daler-Rowney accuse 250 g alors que celui de hold-Holland, avec pour simple présentation un étiquette en papier collée sur un tube non peint, pèse 450 g, soit 200 grammes de plus… pour un même volume : presque 2 fois plus lourd ! Bien sur, en apparence, le tube Daler-Rowney est nettement moins cher (8,95 € en 2016) et de ce fait sera plus attractif pour l’acheteur, mais fait-il réellement une affaire par cet achat, comparativement à celui qui achètera la peinture hollandaise (41,50 €, soit plus de 4,5 fois plus cher), en apparence ?

Pour tester rapidement ces pigments, il convient d’utiliser un couteau et d’en étendre, côte à côte, une mince pellicule sur une toile. Immédiatement nous constatons une grande différence d’onctuosité… et de couleur : le blanc crémeux de la peinture anglaise contraste avec la pureté de la peinture hollandaise. Très nettement plus couvrante, sans excès de liant, il en faut plus de 4 fois moins en mélange qu’avec une autre peinture pour obtenir un « éclaircissement » comparable ! Sa stabilité chromatique, lors de mes tests sur une année seulement ne laissent aucun doute : seule la peinture hollandaise présente les qualités que doit exiger un artiste sérieux pour le respect de son travail et de sa propre clientèle. En résumé, pour le rapport qualité/prix, en dépit des apparences trompeuses offertes par la peinture Daler-Rowney, elle revient plus chère à l’usage que la peinture Hold Holland et l’usage de cette dernière ne souffre aucune comparaison !

Je ne fais pas mystère d’utiliser ces deux marques, après en avoir tester une bonne vingtaine d’autres à travers le monde, pourquoi ?

Ces choix peuvent effectivement paraître très surprenant ! Utiliser à la fois les peintures les moins chères et les plus chères (au prix magasin des tubes) a effectivement de quoi surprendre ! En fait, je travaille en deux temps. Comme chacun sait, les enductions des toiles du commerce sont loin d’être suffisantes et parfaites, donc il convient de les parfaire par l’adjonction de plusieurs couches d’enduits. C’est ce que je fais avec 4 ou 5 couches d’enduit supplémentaires d’acrylique. Sur ces couches, pour parfaire la surface, c’est une couche de blanc de titane de Daler-Rowney que j’utilise, puis par superposition immédiate de travaille ce que j’appelle une « couche technique ». Cette couche consiste simplement à réaliser mon tableau dans sa totalité dans ses couleurs finales. Cette couche technique sera entièrement recouverte par superposition par une sérié de 5 à 20 glacis dans le frais, une fois la couche technique suffisamment oxydée (sèche) et poncée pour en diminuer l’épaisseur au maximum, ne laissant apparaître qu’une parti de mon sujet qui restera tout juste visible. Donc, pour réaliser cette couche technique, j’utilise souvent la peinture anglaise Daler-Rowney, ou celle de la marque Lefranc & Bourgeois. Bien entendu, je pourrais immédiatement lui superposer une couche de finition avec de la peinture Hold Hollande, mais je n’en fais rien simplement pour ne pas « polluer » mes couches de finition (les seules qui seront apparentes) avec des charges ou autres pigments de secondes qualités. Il m’arrive également de traiter mes fonds avec des peintures de secondes classes comme Lefranc & Bourgeois, Pébéo, Tallens et autres, selon le lieu où je travaille (en fonction des magasins de couleurs du lieu). Donc une fois ma couche technique suffisamment prise pour supporter de nouvelles couches sans risque de mélange, je la ponce légèrement avec du papier de carrossier pour en éliminer l’oxyde qui s’est déposée en surface et rayer la surface de rayures microscopiques pour faciliter l’accrochage des couches suivantes qui seront réalisées avec de la peinture de haut de gamme, donc de la peinture aux pigments purs ayant satisfait à tous mes tests de stabilité en mélange (sélection beaucoup plus exigeante que celle des fabricants), c’est ce qui justifie mon choix sur certaines peinture Hold Holland (de nombreux pigments supportent mal les mélanges, je les élimine automatiquement, même dans les « hauts de gamme » !). 

Ma dernière couche de peinture repose donc sur 5 à 20 couches de peintures de haute qualité superposée « dans le frais » qui superposent elles mêmes une couche technique sèche et poncée au 3/4 de son épaisseur pour ne pas altérer mes pigments de surface. Le résultat étant l’obtention d’une surface parfaitement lisse, avec des transparences profondes, composée uniquement de pigments purs avec un minimum de liant (aucune adjonction d’huile ou médium à retoucher). A ce niveau, les grains de tissage de la toile sont complètement submergés par les couches successives de peinture.

En définitive, ce système me permet la réalisation de peinture de haute qualité pour un prix raisonnable, en raison de sa puissance, un minimum de peinture Hold Hollande suffit a obtenir les couleurs les plus vives et les plus transparentes (de trois à cinq fois moins qu’avec une peinture « ordinaire » 2 à 3 fois moins chère à volume égal). En fait, en utilisant une peinture de haut de gamme, je réalise des économies sur l’usage de peintures ordinaires, pour un résultat inégalable avec n’importe quelle peinture « chargée », la différence de prix de revient est largement récupérée sur les ventes : les toiles de qualité mêmes plus chères, sont plus faciles à vendre : le public sait faire la différence et apprécie toujours la qualité, surtout pour une œuvre d’art !

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