Zone de Texte: Attention aux erreurs

Après cette vue d’ensemble, il est bon de revenir sur certains détails et sur des erreurs courantes à éviter, le travail au couteau, pour respecter le genre de la peinture impressionniste-moderne, demande le plus de technicité possible… et aussi une grande dextérité.

Le plus grand des obstacles à surmonter est simplement l'hésitation dans le travail ! Le couteau doit être animer rapidement, sans hésitation : les hésitations sont le fait d’inhibitions. 

Ces inhibitions auraient pour effet de bloquer la lame et de l’enfoncer dans les couches inférieures, les dérangeant tout en les mélangeant, c'est ce qu’il faut éviter au maximum, la principale caractéristique de la peinture impressionniste-moderne étant précisément la superposition de couches de peintures qui laissent transparaître au mieux les couches inférieures, sans se mélanger à elles ! 

C’est pourquoi ce mode de peinture exige un maximum de spontanéité et une grande rapidité d’exécution, un peu à la manière des techniques de peinture abstraites : chacune de ses touches, aussi fines soient elles, si dans leur ensemble s’approchent de la peinture hyperréaliste, donnent dans leur détail des configurations purement abstraites, point sur lequel je reviendrai !

Malheureusement, avant d’obtenir l’automatisme, qui exige la réalisation d’une bonne vingtaine de toiles, il m’appartient de signaler les erreurs de tenue les plus fréquentes, surtout avec le petit couteau, plus difficile à maîtriser pour les débutants, mais indispensable pour les travaux exigeants une grande opacité, comme celui des murailles anciennes ou des troncs d’arbres, par exemple, pour donner un aspect de relief… tout en conservant la surface le plus lisse possible.



L’erreur la plus courante

Voici l’erreur la plus fréquente rencontrée chez les débutants : l’index tendu sur l’extrémité du manche du 
couteau qui engendre un manque de souplesse et de grandes difficultés pour inverser les angulations de la 
lame sur la toile.

Exemple fréquent de mauvaise tenue du couteau : Ne jamais placé l’index sur l’extrémité du manche, en 
raison du manque de souplesse engendrée par cette position (inversion très rapide des angles de travail 
du couteau, 4 à 8 inversions à la seconde sont souvent nécessaires pour réussir un glacis sans déranger 
les couches de peinture du fond, d’où l’importance de la tenue correcte du couteau. 






Tenue du manche trop haut

Si le couteau est tenu avec le manche trop haut, le couteau rayera la toile avec sa pointe : il convient alors, 
pour remédier à ce problème, d’abaisser simplement le bras jusqu’à disparition des rayures effectuer par la 
pointe du couteau. 












Même problème avec le petit couteau

Ce problème est encore plus fréquent avec le petit couteau: même "remède" pour faire disparaître le problème : 
abaisser le bras.

C’est avec le petit couteau que le risque de rayer la peinture avec la pointe est le plus grand : un entraînement 
intensif avant d’espérer des réussites est nécessaire 








Le couteau « talonne »

Le problème inverse est tout aussi fréquent, on dit alors que le couteau "talonne". Il suffit de relever légèrement le 
poignet pour y remédier. 



























Le petit couteau « talonne »

Talonner avec le petit couteau est chose fréquente chez les artistes qui manquent d’expérience : il suffit de relever 
légèrement le poignet pour surmonter ce problème. Ce n’est pas l’arrière de la lame qui doit travailler, mais son 
milieu, comme avec le grand couteau.

Le couteau talonne : le manche est tenu trop bas 








La lame racle la peinture

Si votre lame racle la peinture, c’est que vous avez "oublié" ou "manqué" la modification de l’angulation: c’est 
probablement du à une mauvaise position de votre pouce, il doit toujours rester souple et mobile pour permettre 
cette modification d’angle.

Attention à la position des doigts sur le manche du couteau : le pouce doit toujours pouvoir imprégner 
un léger mouvement de rotation pour changer l'angle du couteau sur la toile lors du retour du couteau 
(travail en double sens). 












Un couteau n’est pas un crayon
Il existe une autre erreur caractéristique de mauvaise tenue du couteau : nombreux sont ceux qui on tendance à tenir un 
couteau… comme un crayon ! Le couteau travaille alors de la pointe et rend impossible tout travail de superposition ! 
"Griffer" une peinture n’est pas peindre... même si certains trouvent en celà une facilité certaine pour délimiter leurs 
sujets par des rayures.

Autre exemple de mauvaise tenue du couteau : un couteau ne se tient pas comme un crayon ! 







Travailler dans toute les directions

Un autre problème fréquent, la grande difficulté pour travailler dans toutes les directions : mauvaise tenue du 
couteau ou manque de souplesse du poignet.

Pour la tenue du couteau, le poignet doit toujours rester très souple pour travailler dans toutes les 
directions. 







Un couteau n’est pas un poignard

Pour en terminer avec la tenue du couteau d’artiste, je crois bon de préciser que ces couteaux ne se tiennent 
pas comme des poignards, à pleine main !

Le couteau d’artiste ne se tient pas comme un poignard ! 
















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